Paris Vendome vous informe

Pourquoi un certificat du Diamant ?

Pour reconnaître de façon indiscutable un diamant : en cas de vol ou de simple mise en réparation, vous êtes en mesure de pouvoir identifier votre diamant.

Pour faire des comparaisons de prix entre diamants de qualité égale, car, dans le circuit commercial, ce document est le gage de la valeur d’une pierre.

Pour faire une évaluation précise du diamant dans le temps opposable aux assurances en cas de sinistre.

Pour négocier : un diamant est plus facilement négociable lorsqu’il est certifié, surtout s’il est serti, car la monture ne permet pas une observation fiable.

Les diamants sont généralement certifiés au-dessus de 0,30 ct. Pour ces créations et la fourniture de ses pierres, Paris-Vendôme ne fournit que des diamants certifiés, dont les papiers sont visibles en ligne et certificat remis au moment de l’achat.

Paris-Vendôme vous invite si vous le désirez à inscrire au laser le numéro du certificat sur le rond du diamant.

Elle permet d’identifier sans contestation possible un diamant qui est accompagné de son certificat. L’inscription très discrète n’est visible qu’à la loupe X10.

L’apparition du certificat diamant en 1970 a fondamentalement changé les mentalités. Règles et lois sont venues modifier les conditions du marché : si tromperies ou malveillances étaient fréquentes dans les échanges diamantaires, des procédures et des documents officiels existent aujourd’hui qui certifient et authentifient la qualité d’un diamant.

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Visualiser des exemples de certificats diamant et leurs explications :

Le diamant est la seule pierre précieuse qui peut se mesurer et s’analyser de façon totalement normée. Un diamant est certifié par des organismes mondialement reconnus dans le domaine de la joaillerie. Paris-Vendôme vous délivre systématiquement le certificat d’un diamant.

Le HRD (laboratoire national belge) et l’International Gemological Institute (IGI) à Anvers, la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) sont les organismes de référence, réputés pour leur sérieux et leur intégrité, car face à l’augmentation de la demande de diamants certifiés, les bureaux d’expertise se sont multipliés.

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Les critères renseignés dans le certificat d’un diamant

Criteres Certificat Diamant Un certificat est la carte d’identité du diamant, c’est-à-dire ses critères objectifs de qualité, ses caractéristiques propres. Cette identification relève d’une analyse pointue en laboratoire.
Le matériel d’observation utilisé est des plus sophistiqués. La pesée s’effectue sur une balance à carats électronique (précision au millième de carat). La mesure se fait au centième de millimètre.

Pierres rondes

Pour les pierres rondes, on mesure le diamètre sur plusieurs axes. Une pierre n’étant jamais parfaitement ronde, le certificat donnera toujours 3 mesures : diamètre minimum, diamètre maximum et profondeur.
Exemple : 5,36 – 5,40 x 3,30 mm.

Diamants

Pour les diamants de forme fantaisie, on mesure les côtés.

Toutes les formes

Quelle que soit la forme, on mentionnera la hauteur de la colette à la table.

Pureté

Le diamant est observé à la loupe binoculaire (40 fois) pour rechercher les inclusions et déterminer son degré de pureté.

Sont notifiés lors de cet examen ses défauts (les extra facettes, la qualité du polissage, la particularité des inclusions, le type de rondiste, etc.), informations nécessaires pour compléter l’identification de la pierre, qui apparaissent dans la zone du certificat intitulée “Commentaires”.

Couleur du diamant

La couleur du diamant est analysée par comparaison à des pierres étalons. Le spectrophotomètre, couplé à un ordinateur, permet aussi de définir la couleur exacte du diamant.

Fluorescence du Diamant

Les ultraviolets vérifient la fluorescence du diamant. La fluorescence peut être par exemple légère (“slight”), moyenne (“medium”) ou forte (“strong”). Lorsque la pierre est fluorescente, elle devient plus ou moins luminescente sous l’effet des UV.

Les proportions du Diamant

Les proportions et le fini sont analysés en plaçant le diamant dans un projecteur de profil. Un système de miroir permet la projection de l’image agrandie du diamant sur un support en verre où sont dessinés des repères références. L’écart des proportions permet de déterminer les pourcentages de la table, de la couronne et du pavillon par rapport au diamètre. Ce calcul est conclu par l’appréciation de la symétrie : Excellent, Very Good, Good, Fair.

Paris-Vendôme souhaite vous apporter toutes les connaissances nécessaires sur les diamants pour vous permettre d’acheter un diamant en toute sérénité et confiance.

Ce guide du diamant vise à vous faire comprendre ce qui fait la qualité et la valeur d’un diamant, à savoir les “4C” que sont la couleur (Color), la taille (Cut), la pureté (Clarity) et le poids en carats (Carat), auxquels on n’hésite pas à ajouter deux autres C : certificat (Certificate), entretien (Care).

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Les 4C du Diamant

Couleur du Diamant (color)

Plus un diamant est incolore, plus sa valeur est élevée. Découvrez comment apprécier la couleur d’un diamant.

Un degré de couleur est donné au diamant pour décrire les tons subtils d’une pierre. ‘D’ signifie parfaitement incolore, c’est la couleur la plus rare et la plus chère.

Il existe une classification des diamants par couleur. On distingue généralement les diamants « blancs » (on entend ici l’absence de couleur : c’est-à-dire que le diamant est incolore), et les diamants de couleur (rose, vert, jaune, bleu, etc.). Les diamants sont notés grâce à un code utilisant les différentes lettres de l’alphabet.

Au fur et à mesure que les tonalités s’intensifient, on passe de D à Z sur l’échelle des couleurs. Il faut l’œil entraîné d’un expert et une lumière spéciale pour faire la distinction entre deux couleurs proches (comme E et F), mais la plupart des gens discernent, avec un petit peu de pratique, la différence entre des couleurs dont les degrés sont plus nettement éloignés comme E et H.

Des pierres de teintes franches comme le rose, le rouge, le bleu et le vert sont découvertes chaque année, mais elles sont très rares et extrêmement chères. Ces teintes franches ne s’inscrivent pas dans une échelle de prix/couleur classique et entrent dans des catégories séparées.

couleurs Diamant

Apprécier la couleur d’un diamant à l’œil nu

pli de bristol
Pour apprécier la couleur d’un diamant, il faut le poser dans un pli de bristol très blanc et l’observer par la culasse pour ne pas être troublé par le feu des facettes. C’est ainsi que la pierre offre son maximum de transparence. L’œil peut mieux juger de la matière elle-même.
Le recours et le rôle des pierres étalons, ou “master stones”.
L’observation à l’œil nu doit se faire sous une lumière très blanche et non sous un éclairage iodé. Pour des diamants jusqu’à 1,50 carat, l’échantillon doit peser au minimum 0,25 carat. Pour des diamants plus importants, le poids doit se situer entre 0,50 et 0,75 carat minimum. En effet, plus le diamant est grand, plus la couleur est intense. L’attribution d’une couleur peut donc être discutable. Il arrive que deux diamants soient donnés pour un H, par exemple, et qu’en les comparant on en distingue une plus blanche que l’autre. L’une sera plus proche du G et l’autre plus proche du I. Afin que ne subsistent aucun doute ou litige, les laboratoires émetteurs de certificats utilisent le spectrophotomètre, appareil capable de déterminer la couleur, pour obtenir un résultat tout à fait objectif.

Taille du Diamant (Cut)

taille diamant La taille est l’élément qui permet de révéler l’éclat du diamant. C’est le seul critère des 4C qui dépend uniquement du savoir-faire humain : plus la pierre est bien taillée, plus le diamant brillera.
Les critères de taille et de régularité propres au diamant permettent d’évaluer le poids d’une pierre en prenant ses dimensions. Pour une pierre ronde, la formule est : profondeur X rayon² X 0,0245.
Lorsque l’on parle de la qualité de taille d’une pierre, on doit donc évoquer ces trois critères. On dira d’une pierre qu’elle est par exemple «Very Good / Excellent / Very Good», reprenant ainsi les 3 notes données à la pierre sur le certificat

taille diamant

Décomposition de la taille d’un diamant

Le diamant est composé de quatre parties : la table, la couronne, le rondiste et la culasse.

Les facettes sont les parties planes formées sur la pierre, elles peuvent avoir différentes formes selon le type de taille. Les lignes bordant les facettes sont les arêtes

decomposition taille diamant decomposition taille diamant

L’influence de la taille sur le coût

Tout défaut de taille est indiqué sur le certificat et entraîne une décote du diamant. En dehors des 3 critères de taille mentionnés plus haut, les caractéristiques à regarder :

La mention “rondiste”, ou “girdle”. Le rondiste est la bordure extérieure qui ceinture la pierre. Il s’observe de profil. Il peut être extrêmement fin comme très épais, mais il est préférable qu’il soit fin. Lorsqu’il est un peu épais, il peut être juste ébruté (rondiste à barbe ou frangé) ou bien poli et facetté. Cette dernière solution est préférable, la pierre paraît plus finie et plus lumineuse.

Les observations mentionnent parfois une ou des extra facettes. Ce sont des facettes supplémentaires taillées pour camoufler un défaut naturel ou un défaut de taille.

La taille et le certificat Diamant

Chaque taille est une œuvre d’art et c’est l’un des critères de valeur les plus importants, car c’est pour son éclat et sa vie que le diamant est tant prisé. A contrario, tout défaut de proportion entraîne une perte de “brillance” du diamant. Dans un certificat diamant, la qualité de la taille est qualifiée par 3 critères :

Critères Déscription
Cut grade C’est la qualité globale de taille de la pierre. C’est le reflet de l’appréciation générale des gemmologues et diamantaires.
Le cut grade est mesurée en 4 notes : Excellent, Very good (très bonne), Good (bonne), Fair (moyenne).
Proportions ou Symétrie C’est l’appréciation des mesures et des angles de la pierre.
Proportions permettent-elles une brillance optimum de la pierre ? Ce critère est mesuré en 4 notes : Excellent, Very good (très bonne), Good (bonne), Fair (moyenne).
Polish Cette appréciation s’intéresse à la façon dont la pierre a été polie, une fois taillée. C’est la «finition» de la pierre. Ce critère est mesuré en 4 notes: Excellent, Very Good (très bonne), Good (bonne), Fair (moyenne).

Les centres de taille du Diamant

centres taille du diamant

Ce sont les 4 centres de taille principaux et «historiques» du diamant. Depuis quelques années maintenant, et sous la pression de plusieurs gouvernements Africains, des tailleries ont ouvert au Botswana, en Namibie et en Afrique du Sud. De même, une grande partie des diamants russes ou des diamants canadiens sont taillés sur place.

La façon dont est taillé un diamant détermine sa brillance. C’est donc cette taille qui révèle l’éclat du diamant et qui met en avant toutes les qualités de la pierre.

Les différentes tailles et formes d’un Diamant

tailles et formes diamant

Pureté du Diamant (Clarity)

La pureté du diamant détermine le nombre d’inclusions visibles dans la pierre, car la plupart des cristaux contiennent des inclusions. En général, les inclusions sont observées à la loupe ou au microscope.

Les normes internationales pour mesurer la pureté.

Des normes internationales permettent de mesurer le degré de pureté du diamant. Les échelons de pureté d’un diamant sont déterminés par la taille et la position des inclusions. Les critères sont toujours appréciés à partir d’une observation par la table et la couronne du diamant. Les degrés de pureté, en ordre décroissant :

Le diamant peut naturellement contenir des inclusions plus ou moins nombreuses. Un diamant est dit « pur » lorsqu’aucune inclusion n’est discernable à la loupe X10.

La classification est déterminée par des normes internationales strictes.

Le degré de pureté d’un diamant est le reflet du nombre d’inclusions qu’il contient.Les degrés de pureté sont les suivants:

FL Flawless — (pur) aucune inclusion interne ou externe d’aucune sorte n’est visible à la loupe 10x pour un œil exercé, c’est le degré de pureté le plus rare et le plus cher.
IF Internally Flawless — (pur à la loupe) pas d’inclusions internes visibles à la loupe 10x par un œil exercé, mais il peut y avoir quelques irrégularités dans la finition externe.
VVS-1 Very Very Small Inclusions 1 — (très, très petites inclusions 1) – généralement, une seule petite inclusion n’est que très difficilement visible pour l’œil exercé, à la loupe 10x.
VVS-2 Very Very Small Inclusions 2 — (très, très petites inclusions 2) – petites inclusions visibles pour l’œil exercé à la loupe 10x.
VS-1 Very Small Inclusions 1 — (très petites inclusions 1) – très petites inclusions visibles à la loupe 10x.
VS-2 Very Small Inclusions 2 — (très petites inclusions 2) – très petites inclusions visibles à la loupe 10x.
SI-1 Small Inclusions 1 — (petites inclusions 1) – petites inclusions visibles à la loupe 10x.
SI-2 Small Inclusions 2 — (petites inclusions 2) – plusieurs petites inclusions visibles à la loupe 10x.
SI-3 Slightly Inclusions 3 — inclusions visibles à l’œil nu pour un observateur expérimenté.
I-1 Included 1 — inclusions visibles à l’œil nu.
I-2 Included 2 — nombreuses inclusions visibles à l’œil nu qui affectent la brillance.
I-3 Included 3 — nombreuses inclusions visibles à l’œil nu affectant la brillance et compromettant la structure du diamant, le rendant susceptible d’une cassure ou ébréchure.

Nuage

C’est un faisceau de très petites inclusions dans un diamant, qui ensemble forment un nuage. Les petits nuages ne font pas obstacle au flux de lumière, mais un grand nuage ou plusieurs nuages peuvent affecter la brillance.

Les « glaces »:

Genre de fêlures qui suivent en général le plan de clivage. Une fêlure peut être fermée (à l’intérieur de la pierre) ou ouverte (lorsqu’elle arrive à l’extérieur de la pierre).

Inclusions gazeuses ou liquides:

Souvent indécelables à la loupe.

Inclusions solides:

Présence d’autres cristaux plus ou moins microscopiques. Leur nature est variable (graphite, diopside, diamant, grenat, zircon, quartz).Ces matières emprisonnées permettent parfois de déterminer la provenance d’une pierre, puisque certaines matières ne sont présentes que dans des régions déterminées du monde

Poids en Carats du Diamant (Carats)

L’unité de mesure de poids du diamant est le carat et 1 carat correspond à 0,2 gramme. Le poids détermine la grosseur du diamant, mais en aucun cas ne détermine à lui seul la valeur d’un diamant.

Définition

Le carat est l’unité de mesure qui permet d’évaluer le poids des pierres, dont les diamants. Le carat métrique, adopté en 1907, correspond à 0,20 g. Le mot “carat” proviendrait de “kuara”, le nom du noyau d’un fruit d’arbre africain : le caroubier. Le poids se mesure au centième près et le carat est divisé en 100 points. On parle d’un “25 points” pour parler d’un quart de carat et d’un “demi-point” pour parler d’un demi-carat.

Le prix du diamant évolue de façon exponentielle avec son poids et est établi par seuil. Il peut ainsi exister une grande différence de prix entre un diamant de 0,89 carat et un diamant de 0,9 carat, ces deux valeurs se trouvant à deux seuils différents. De même, les grosses pierres étant rares, leur prix n’est pas proportionnel à leur poids : un diamant de 1,5 carat fait trois fois le poids d’un diamant de 0,5 carat, mais son prix peut être entre cinq et sept fois supérieur à celui d’un 0,5 carat.

Carats et or

Il ne faut pas confondre le carat, qui détermine le poids des pierres, et le carat qui détermine le titre des métaux. Pour l’or, plus le carat est haut, plus le titre est élevé. Ainsi l’or 18 carats est-il constitué de 750 millièmes d’or pur et de 250 millièmes d’alliages divers. Il est la norme en France.

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Evaluation du Diamant

La Fluorescence du Diamant

La fluorescence d’un diamant peut également influencer le prix et la valeur d’une pierre. Le degré de fluorescence est indiqué sur le certificat de chaque diamant.

Certains diamants incolores présentent une réaction aux ultraviolets appelés fluorescence, phénomène qui peut tromper l’œil sur le grade de couleur réel du diamant. La lumière émise peut être de différentes couleurs, la plus courante étant le bleu.

Comment connaître la fluorescence d’un diamant ?

Elle est indiquée sur les certificats des diamants par l’une des mentions suivantes :

« none » pour absence de fluorescence
« slight » ou « very slight » pour légère présence de fluorescence
« medium » pour une présence moyenne de fluorescence « strong » pour une présence forte de fluorescence

L’impact de la fluorescence sur le Diamant

Le Diamant déprécié

Lorsque la fluorescence d’un diamant est forte, l’aspect général de la pierre peut, sous certains éclairages, en être modifié et ainsi voir sa valeur dépréciée.

Le diamant valorisé

Lorsque pour un diamant, le grade de couleur est bas, alors la fluorescence devient un facteur valorisant car celle-ci rend la pierre plus commerciale. Par exemple, une couleur K (grade : légère teinte jaune) peut être interprétée par l’œil comme un H (grade : blanc) surtout si la pierre est montée.

Evaluer le prix d’un Diamant

La valeur d’un diamant est basée sur 4 critères de qualité, à savoir les 4C du diamant : couleur, taille, pureté et poids en carats. Un document de référence appelé « Rapaport Diamond Report » permet de faire le lien entre qualité et prix du diamant en fixant le cours du diamant.

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Comprendre le cours du diamant

Le « Rapaport Diamond Report »

Le « Rapaport Diamond Report » est un document qui établit le lien entre les quatre critères de qualité et le prix d’un diamant. Véritable institution, il sert de référence à tous les diamantaires dans le monde. Il fixe le cours du diamant et les prix indiqués sont la moyenne des prix pratiqués sur le marché du diamant à New York, jusqu’à 5,99 carats.

Le prix du diamant et le « Rapaport Diamond Report »

Dans ce rapport, sont répertoriés dans un tableau les diamants selon leur forme. Dans chaque catégorie de poids on trouve en ordonnée, la couleur, et en abscisse, la pureté. Chaque case indique le centième du prix exprimé en dollars et par carat du diamant. Par exemple, lorsqu’on lit 90 dans le tableau des diamants de 0,5 carat, il faut lire 90 (la valeur) multiplié par 100 (nous sommes en centièmes) multiplié par 0,5 (carat), soit 90 x 100 x 0,5=4 500 $. Le prix du diamant en question est donc de 4500 $.

Le « Rapaport Diamond Report » étant un ouvrage réservé aux professionnels, les prix de diamants exposés ci-dessous sont des factices. Mais les rapports entre chaque chiffre sont conservés afin de donner une idée de la réalité des écarts entre les valeurs des diamants. Ce tableau rend compte de l’importance de la précision à apporter dans la détermination de la qualité d’un diamant et donc de l’importance d’un certificat. En effet, si un bijoutier affirme vendre un diamant compris entre les couleurs G et I, et entre les puretés VS-VVS, c’est loin d’être précis : entre le point en bas à droite de la zone jaune et le point en haut à gauche de cette même zone, on a un rapport de 1,7 ! Le certificat indique précisément la position d’un diamant dans la matrice.

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De la mine de Diamants à l’écrin

Depuis la mine jusqu’à l’écrin le grand voyage du diamantLa vie d’un diamant commence aux origines de la terre par la violence des éléments qui le constituent puis celle des processus d’extraction, pour se terminer délicatement dans un écrin de joaillier, objet de désir et symbole d’amour. Les étapes clés de ce long voyage :

L’exploitation des mines de Diamant

Le diamant a cristallisé dans les entrailles de la terre (environ 200 km de profondeur), sous des pressions considérables (75 000 kg au cm²) et à des températures très élevées (2000 à 2500 °C) dans des milieux riches en carbone.

De façon schématique, les cristaux ont été éjectés par les éruptions volcaniques mêlées à la roche appelée Kimberlite ou “blue ground” en raison de sa couleur gris bleuté.

Au fil des ans, une érosion s’est produite en altérant la kimberlite et en la transformant en une roche plus tendre appelée “yellow ground”. Les diamants s’en sont alors progressivement détachés et ont été entraînés par le ruissellement des eaux parfois jusqu’à la mer. La découverte de ces cristaux entraîne différents types d’exploitation en fonction de la nature des gisements.On distingue :

Les gisements primaires : mines à ciel ouvert qui deviennent mines souterraines lorsque l’exploitation à ciel ouvert n’est plus rentable.

Les gisements secondaires : où l’on traite les alluvions. Ce type d’exploitation peut être industriel ou artisanal, c’est le cas des “garimpeiros” au Brésil

Les gisements littoraux et marins : Dans ces trois cas, le travail consiste à déplacer des tonnes de minerai, sable, terre et alluvions nécessitant l’emploi d’engins de terrassement et d’explosifs pour un résultat somme toute dérisoire : en moyenne, pour 20 tonnes de minerai, compter 1 g (5 carats) de diamant.

Traitement du minerai pour récupérer le Diamant

Le minerai est transporté en usine pour être concassé et tamisé afin de libérer le diamant de sa gangue. Puis l’on procède au lavage qui élimine les boues et une partie du minerai.

Ensuite on passe les résidus dans des agitateurs et séparateurs à liqueur dense, ce qui permet de séparer les cristaux grâce à leur différence de densité. La récupération finale du diamant va se faire sur des courroies enduites d’une graisse épaisse dans laquelle le diamant sera le seul à adhérer. Ces courroies sont raclées et les diamants sont enfin récupérés en faisant fondre la graisse.

Triage du Diamant

Un tri sera effectué pour classer le diamant :

Le diamant gemme destiné à la joaillerie (15% de la production mondiale environ)

Le diamant à usage industriel, très utilisé dans la fabrication des filières et des outils de forage (39% de la production mondiale environ)

Le crushing-bort, la plus mauvaise qualité de diamant, est réduit en poudre et est utilisé pour le matériel de coupe (scie diamantée). Il représente 46% de la production mondiale de diamant.

Les principaux pays producteurs de Diamant

Il est quasi impossible de connaître l’origine ou de savoir de quelle mine ait été extrait tel ou tel diamant

Mais on a la certitude que chaque pierre a une origine légitime. En effet, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a sanctionné le Liberia alors qu’il soutenait les mouvements rebelles en Angola et dans la Sierra Léone. Malgré ces sanctions, les “diamants de la guerre” (blood diamonds) ont continué à pénétrer le commerce légitime.

Depuis 2003, la Commission Européenne a adopté un système de certification afin que ce commerce ne puisse plus se développer au service des conflits armés. Ce système de certification est appelé le Processus de Kimberley.

De nombreux pays ont adopté ce traité selon lequel les pays producteurs contrôlent la production et le transport des diamants bruts de la mine jusqu’au point d’exportation. Ces diamants sont scellés de façon inviolable et sont accompagnés d’un certificat du Processus de Kimberley. Toute autre exportation est interdite.

Découvrez les étapes clés du voyage d’un diamant de la mine jusqu’à sa commercialisation : exploitation des mines, traitement du minerai, triage, clivage, sciage, débrutage, taille, polissage et commercialisation du diamant.

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Mythes et Diamants

Symbole du soleil à l’Antiquité, également associé à Indra, dieu incarnant pouvoir, force et courage ou bien dit être doté de vertus curatives au Moyen Age, le diamant a toujours alimenté les légendes humaines. Découvrez les mythes et légendes du diamant à travers les époques.

Le Diamant au temps des Pharaons

Dater la découverte du diamant est difficile. Au temps des pharaons, le diamant symbolisait le soleil, synonyme de force, de courage et de vérité. On le plaçait au milieu de la croix ansée du signe Ankh, hiéroglyphe égyptien signifiant “la vie”.

Le Diamant « invincible »

Plus tôt encore dans l’histoire, au VIIIe siècle avant JC, le terme “adamas” apparaît dans certains textes gréco-romains. Ce terme signifie “l’indomptable”, “l’invincible”. Réputé pour sa dureté unique, le diamant est synonyme “d’adamas” et est désigné par ce terme.

La mythologie voulait également que Chronos ait changé un jeune homme appelé Diamant en pierre précieuse. Il devient la pierre précieuse par excellence donnant une force et une chance incroyables. Il renforce l’amour des époux tout en éloignant les discordes, il tient à distance tous les animaux sauvages, les fantômes et toutes les terrifiantes présences de la nuit. Il est même un prodigieux antidote contre les poisons.

Le Diamant au cœur du commerce en Inde

Au IVe siècle avant JC, quelques informations apparaissent dans les textes sanskrits en Inde. Il en ressort très clairement que l’on faisait déjà commerce du diamant. Le premier empereur des Indes avait fixé dans un manuscrit le montant des impôts prélevés sur l’exploitation des “vajra”, et un proverbe hindou affirme que “le vajra n’est rayé que par un autre vajra” ; croisant ces deux informations, on peut légitimement penser que ce matériau exploité, le vajra, n’était autre que le diamant.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi on lui accordait déjà tant de préciosité alors qu’on était loin de savoir le tailler. Les raisons semblent purement mythiques : la forme du diamant, l’octaèdre, est “idéale” (6 pointes aiguës, 8 facettes bien planes et 12 arêtes droites et tranchantes), consacrée à la divinité Indra, terrible incarnation de la tempête, du tonnerre et de la foudre.

L’Inde a été le premier pays producteur de diamants. La qualité de ses pierres est exceptionnelle. Les mines, épuisées aujourd’hui, sont celles qui ont donné naissance à de célèbres diamants tels que le Régent, le Koh-I-Noor ou l’Orloff.

Le Diamant, symbole du Bien

La première description vient de Pline, au 1er siècle av JC. Pline l’Ancien parle du diamant comme d’une “joie rare de l’opulence invincible et réfractaire à toute violence qui se brise sous l’action du sang de bouc”. Le bouc, symbole du mal, de la bassesse et des forces démoniaques s’oppose ici au diamant, symbole de la pureté et du Bien.

Le Diamant, symbole de pureté

C’est ensuite grâce à sa pureté, à son éclat, dit adamantin, et aux incomparables irisations provoquées par la décomposition de la lumière que de multiples croyances sont nées. “Celui qui porte un diamant verra les dangers se détourner”, dit-on à l’époque dans les Indes.

Cette notion d’invincibilité a servi d’arguments aux marchands indiens pour valoriser et vendre ces cristaux au sein de l’Empire Romain. Présenté comme un talisman, le diamant échappait aux critères esthétiques. Les pierres de forme parfaite ne devaient jamais passer les frontières des Indes. Ces cristaux fabuleux étaient réservés aux castes supérieures : aux brahmanes, tandis que les castes inférieures devaient se contenter des pierres de couleur.

Le Diamant et ses vertus curatives

Au Moyen Age, on prête au diamant des vertus curatives. La croyance populaire voulait qu’il guérisse par simple apposition sur une partie du corps. Ce n’est qu’à la Renaissance que l’on s’aperçut que l’ingestion de poudre de diamant tuait plus qu’elle ne guérissait…quand le pape Clément VII, en avalant un médicament à base de poudre de diamant qu’on lui avait prescrit, mourut. Le diamant fut alors considéré comme poison et devint un instrument des intrigues de la cour.

Le Diamant, symbole de richesse et de puissance

Pierre de pouvoir, il a toujours été, au travers des époques, réservé aux grands de ce monde, témoignant de leur richesse et de leur puissance. François Ier aimait porter de somptueuses parures, portant notamment un collier de onze gros diamants.

Louis XIV, grâce à l’illustre voyageur et marchand J.B. Tavernier, enrichit son trésor d’inestimables joyaux. Fin connaisseur en pierres précieuses et doué d’une vive intelligence, Tavernier fut le premier occidental à être apprécié et accepté par les potentats orientaux. Il rapporta de ses voyages de nombreuses et précieuses informations. C’est à lui que l’on doit de connaître l’histoire du diamant Koh-I-Noor

La vallée des Diamants

Le diamant a toujours alimenté les légendes humaines. Celle de la Vallée des Diamants par exemple, qui veut qu’Alexandre le Grand découvrît cette vallée couverte de diamants au cours d’une de ses campagnes en Inde. Comme elle était gardée par d’innombrables serpents, Alexandre le Grand dut faire preuve de ruse pour la pénétrer : il utilisa des miroirs pour effrayer les serpents par leur propre reflet.

Le Diamant maudit

Plus récemment, certains ont affirmé que par sa seule présence, le célèbre diamant Hope aurait fait sombrer le Titanic.

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Diamants : Pièces célèbres

Le KOH-I-NOOR

Ce nom signifie « Montagne de lumière ». La légende indienne veut qu’il portât malheur aux hommes, mais non aux Dieux ni aux femmes. Toute superstition mise à part, l’histoire de cette pierre est fidèle à la légende.

Le Koh-I-Noor fut l’objet de convoitises extrêmement sanglantes et répétitives. Lorsque les Anglais occupèrent le Panjab, en 1849, la toute-puissante Compagnie des Indes s’empara purement et simplement du diamant. Offert à la reine Victoria, elle le fit retailler pour améliorer sa brillance. Son poids passa alors de 186 carats à 109 carats. La reine, très superstitieuse, spécifia dans son testament que si le diamant devait revenir au souverain régnant, il ne devait être porté que par sa femme. Cette volonté fut toujours respectée. Ainsi, en 1937, le Koh-I-Noor devint le centre de la couronne de la reine Elizabeth, épouse du roi George VI. La couronne est aujourd’hui conservée parmi les joyaux de la Tour de Londres.

Le REGENT

Il est sans conteste le plus beau diamant de la Couronne de France. Découvert en Inde en 1698, le Régent aurait été dérobé par un esclave travaillant dans les mines du Grand Moghol, qui l’aurait échangé avec le capitaine d’un vaisseau anglais, Thomas Pitt… contre sa liberté.

En 1702, Pitt le fit tailler en Europe. Après deux années de travail, il en sortit un magnifique diamant coussin de 140 carats. Mais Pitt eut toutes les peines du monde à vendre la pierre, car les pires médisances couraient à son propos. En outre, le prix du diamant était tellement exorbitant qu’aucun souverain d’Europe, ni même Louis XIV, n’en fit l’acquisition.

Appelé des années durant le « Grand Pitt », il devint le « Régent » lorsqu’en 1717 Philippe d’Orléans, Régent de France, en fit l’acquisition. Il fut monté avec le Sancy sur la couronne exécutée pour le sacrement de Louis XV en 1722. Puis fut démonté et serti par la suite sur diverses parures.

En 1792, peu après le renversement de la monarchie, il disparut lors du vol du garde-meuble national et refit surface en décembre 1793. Le Régent servit par deux fois à garantir des emprunts contractés pour financer les armées de la Révolution. Ces armées assureront de nombreuses victoires sous Bonaparte.

Le Premier Consul considéra la pierre comme un talisman et se l’appropria en 1800 pour la faire sertir sur son glaive consulaire, puis sur le pommeau de son épée d’apparat lorsqu’il fut sacré empereur en 1804. Après son abdication, l’impératrice emporta le Régent, à l’instar des autres diamants de la couronne, en Autriche. Son père, l’empereur François Ier d’Autriche, l’obligea à les restituer à Louis XVIII, qui les ramena à Paris en 1815. Le Régent fut monté sur la couronne de Charles X en 1824. Napoléon III le fit ensuite porter par Eugénie sur trois bijoux différents. Fort heureusement, il échappa sous la République à la vente aux enchères des joyaux de la Couronne. On peut l’admirer aujourd’hui dans la galerie d’Apollon du musée du Louvre.

Le HOPE

Le diamant Hope. Le plus célèbre au monde, celui avec l’histoire la plus tragique aussi.

« Le Grand Diamant Bleu » ou « Diamant maudit » de 112 carats. Il ressort que le Hope ait porté malheur à tous ceux qui l’ont possédé. Rapporté des Indes par Tavernier en 1668, il est acquis par Louis XIV. En 1672, il est retaillé en forme de coeur et tombe de 112 carats à 67 carats. Le « diamant de la couronne » comme il est appelé à l’époque a déjà alors une sérieuse réputation de « porte-malheur ». Ceci est dû à la façon dont il aurait été arraché à la statue d’une déesse hindoue, très courroucée depuis. Tavernier fut la première victime du sort : ruiné, il mourut dévoré par des chiens sauvages.

Louis XVI et Marie-Antoinette qui héritèrent de ce gemme furent, quant à eux, guillotinés sous la Révolution. En 1792, en même temps que le Régent, il disparaît pour ne réapparaître qu’en 1830 dans une vente aux enchères à Londres, mais ne pèse plus que 44,50 carats. Wilhelm Fals avait entrepris de retailler pour masquer sa véritable identité. Mais ce malheureux diamantaire se fit tout d’abord voler le diamant par son propre fils, puis mourut de chagrin. Son fils se suicida quelques années plus tard. Le diamant est ensuite acquis par le banquier Henry Philip Hope.

En 1908, il s’en sépare pour rembourser ses dettes, toute sa famille s’éteint rapidement dans la pauvreté. Un prince en devient propriétaire. Il offrit le diamant à une actrice des Folies Bergères qu’il tua peu de temps après. Le possesseur suivant disparut avec ses proches dans un accident de voiture. C’est toute une révolte qui chassa le sultan Abdulhamid du trône peu de temps après l’acquisition du Hope. Une riche Américaine propriétaire du diamant connut elle aussi le malheur : la mort de son fils en voiture, la folie de son mari et l’overdose de sa fille. Enfin, en 1947, la tragédie semble prendre fin. Le diamant est acheté par le joaillier des stars Harry Winston, qui l’offre en 1958 au Smithsonian Institute of Washington.

Le Hope suscite encore aujourd’hui bien des interrogations : le 10 février 2005, un communiqué de presse signalait des études en cours sur le mystérieux diamant.

Le CULLINAN I ou Etoile d’Afrique

La grande vedette de l’Afrique 30,20 carats – le Cullinan I ou Star Afrique du diamant est le plus gros diamant taillé du monde. Forme de poire, avec 74 facettes.

Il fut découvert le 26 janvier 1905, dans la mine Premier situé près de Prétoria en Afrique du sud il porte le nom du propriétaire de la mine où il fut découvert Sir Thomas Cullinan.

Le Gouvernement Transvaal, une ancienne république Boer du XIXème Siècle situé au nord-est de l’Afrique du Sud acheta le brut pour 750 000 Dollars. En 1907 ce gouvernement décida de l’offrir au roi Edouard VII d’Angleterre pour son 66ème anniversaire et le remercier de leurs avoir accordé l’indépendance. ! En 1908 le roi Edward VII d’Angleterre envoya la pierre à Asscher’s Diamond Co. à Amsterdam pour la faire couper.

Le roi demanda à Joseph Asscher de s’occuper de la taille du diamant Après avoir longuement étudié le diamant et avoir fait des essais pendant quelques mois sur des répliques, il commença sa taille le 10 février 1908 : au premier coup porté, ce fut le couteau d’acier qui se brisa en deux ! Mais il parvint avec le deuxième couteau à cliver le diamant en trois parties : les deux plus gros morceaux donnèrent le Cullinan I et Cullinan II. Sa tâche se termina le 13 octobre 1908. Il confia ensuite les trois morceaux au lapidaire Henri Koe. Le Cullinan, incolore, fut fractionné en 9 énormes pierres principales (Cullinan I à IX) et 96 brillants.

L’ORLOFF

L’Orloff vient des Indes et fut découvert au milieu du XVIIIe siècle. C’est un diamant très pur, d’une légère tonalité bleu-vert. Taillé en rose comme un demi oeuf de poule, son poids en carats est de 195 carats. Dérobé par un soldat français peu scrupuleux, il est vendu successivement à des marchands qui en tirent des plus-values fabuleuses. Un négociant perse dénommé Khojeh en est le dernier acquéreur. Celui-ci désespère de s’en séparer ne trouvant aucune fortune susceptible de s’y intéresser.

En 1773, il rencontre le prince Grigori Grigorievitch Orloff qui vient de perdre les faveurs de Catherine II de Russie. Il achète ce diamant dans l’espoir de reconquérir le coeur de l’impératrice. Celle-ci accepte le présent, mais fait monter la pierre sur le sceptre impérial de Russie. Tout espoir est perdu. Orloff, éconduit, plongé dans une détresse infinie, perd la raison et finit ses jours interné.

On peut aujourd’hui admirer ce diamant à l’histoire romanesque parmi les trésors du Kremlin.

Cette histoire est à l’image des coutumes contemporaines : le diamant symbolise l’amour. Amour passion parfois, comme l’a été le présent de Richard Burton à Liz Taylor, magnifique poire diamant, le plus gros diamant du monde. Quel plus beau cadeau offrir à une femme pour marquer un événement important que l’on désire partager ?

Ce n’est que depuis le XVe siècle que les femmes portent le diamant. Auparavant, il était réservé aux hommes, signe de virilité et d’audace. C’est Agnès Sorel, la maîtresse de Charles VII qui enfreint la règle. Avec les premières ébauches de taille sont nés les critères esthétiques qui vont féminiser le diamant, pour être aujourd’hui… le meilleur ami des femmes.

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